Monuments de Marrakech :


Qobba Al Moravide Marrakech

La Koubba Almoravide
La Koubba Almoravide est à côté du musée de Marrakech et bien qu'elle n’en paraisse rien à l'extérieur, la décoration intérieure est extraordinaire et est un grand exemple de l'art musulman. C'est également le seul exemple de l'art Almoravides dans Marrakech.

Palais El Badi
La Palais El Badi a été commandé par le Saadien Ahmed el Mansour en 1578. A sa mort, en 1603, les travaux n'étaient pas encore terminés. Les matériaux les plus précieux avaient été achetés jusq'en Chine. Des terrasses, très belle vue sur la ville.

Koutoubia Marrakech
La Koutoubia
La mosquée Koutoubia et son minaret datent du XIIème siècle, mesure 69 mètres de haut (aussi haut que Notre Dame à Paris), et sont les premières choses vues par les visiteurs de Marrakech car c'est le bâtiment le plus grand. Chaque voûte et chaque façade sont différentes. Les jardins environnants incluent les restes du palais d'Almoravide, cette mosquée qui a été détruite, car elle n’était pas parfaitement alignée avec Mecque. Les non musulmans ne peuvent pas visiter l'intérieur de la mosquée ou du minaret.

Tombeaux Saadiens MarrakechTombeaux Saadiens
Un des sites le plus visité au Maroc est celui des Tombeaux Saadiens qui était seulement accessible par l'intermédiaire d’une porte près de la mosquée. Cependant, en 1917, il a été ouvert au public et est maintenant accessible par un passage étroit qui mène à un jardin clos entouré par deux mausolés qui incluent plus de cent tombeaux décorés de mosaïques.

Bahia MarrakechPalais de la Bahia
Le Palais de la Bahia était construit vers 1880 par Ba Ahmed, un vizir, ministre qui a assuré la régence des souverains Moulay Hassan et Abdelaziz. Il était le véritable maître du Maroc entre 1894 et 1900. Le palais est un chef d'oeuvre de l'art marocain.

Dar Si Said
Le Dar Si Said est une maison du frère du vizir Ba Ahmed qui a été construite avec les mêmes artisans que le palais de la Bahia. Le musée d'Art Marocain se trouve dans cette maison aujourd'hui et présente l'histoire de Marrakech à travers les siècles.

Ben youssef MarrakechMedersa Ben Youssef
La medersa ben Youssef est l'un des monuments historiques les plus importants à Marrakech. C’est aussi l'une des plus grandes medersas du Maghreb. Elle fut élevée par le Saadiens Abd Allah al Ghâlib en 1564-1565, ceci et attesté par des inscriptions sur les chapiteaux de la salle de prière et sur le linteau de la porte d’entrée.
La medersa a un plan quadrilatère d’une superficie de 1680m2, elle comprend une salle de prière et des chambres pour les étudiants au nombre de 130. Dans l’ensemble la medersa constitue un véritable reflet de la magnificence de l’art saadien.

Fontaine Mouassine

C’est la plus importante des fontaines publiques de Marrakech.

Elle fut construite à l’initiative du sultan Saadien Moulay Abdallah en 1570. L’accès de la fontaine est interdit au public. L’auvent qui coiffe l’entrée, superbe, peut être admiré par tous

La Ménara
Depuis Bab el-Jedid, une large avenue longue sur 2 km le quartier de l'hivernage qui rassemble les villas cossues et les hôtels de luxe, puis conduit au jardin de la Ménara.

Planté d'oliviers, le parc s'étend sur une centaine d'hectares et possède en son centre un immense bassin du XIIe siècle qu'alimente un faisceau de canalisations convergentes. Au bord de l'eau, un petit pavillon Saadien totalement remanié au siècle dernier prend, le soir tombant, de belles teintes dorées. Il était le rendez-vous galant des sultans. Selon une légende, l'un d'eux avait coutume, au lever du soleil, de jeter dans le bassin sa compagne de la nuit

Le pavillon de La Ménara
Dans le quartier de la Ménara se trouvent de somptueux jardins, composés essentiellement d’oliveraies, au milieu desquels un grand bassin a été creusé. Dans le prolongement de celui-ci, un pavillon se dresse ; érigé fin du XIXème siècle par le sultan Sidi Mohammed ben Abdallah, la vue qu’il y a des balcons donnant sur le bassin est magique : au delà de l’oliveraie, la ville de Marrakech sur un fond de Haut Atlas.

Les portes de Marrakech
La Médina de Marrakech est entièrement entouré par 19 kilomètres de remparts percés de 18 portes, les « Bab » qui adoptent souvent la forme religieuse du mihrab. La muraille originelle fut bâtie par l’Almoravide Ali Ben Youssef au début de XIIème siècle pour se protéger des attaques extérieures.

Le tracé almoravide de la muraille a été détruit dans sa partie sud. Les remparts sont construits entièrement en pisé selon une technique séculaire mise en point en Phrygie au VIIème siècle avant JC.

Des tables de bois, se faisant face par paire, sont rendues solidaires par des tiges de fer ou des bâtons de bois à la largeur souhaitée, comme le fait l’industrie moderne du bâtiment avec les … avant de couler le béton. En lieu et place du béton, c’est un mélange de sable rouge, tamisé finement et de chaux qui est utilisé, ce mélange étant humidifié et tassé à la masse. Malgré son aspect fragile, la longévité des constructions bâties selon cette technique est exceptionnelle, et l’essentiel de la muraille est d’origine almoravide et remonte à presque 900 ans. Voir plan de la ville.

L'ancienne Bab Fès ( porte de Fès) devenue Bab Khémis ( la porte du jeudi), ainsi que Bab Debbagh ( la porte des Tanneurs), toutes deux situées sur la partie Nord Est de l’enceinte datent de l’époque almoravide ainsi que la partie des murailles proche de ces deux portes.
L’enceinte fut progressivement repoussée par les souverains successifs jusqu’au XVIIIème siècle où elle connut son tracé définitif. Depuis cette date, elle est régulièrement restaurée. Actuellement, les travaux de restauration se situent dans la zone de Bab Aïlen. Voir carte. Le tour des remparts, effectué en fin d’après-midi, lorsque les rayons du soleil couchant illuminent d’une lumière irisée les murs rouges sont un incontournable de la visite de cette cité
De nombreuses calèches, stationnées sur la place Djemâa El Fna ou près de Bab Kob, vous propose un tour complet, qui dure 2 heures, et le double, si vous en profitez pour demander au cocher 3 ou 4 haltes vous permettant de franchir à pied quelques portes laissant accès à des quartiers à voir absolument : Bab Er Robb et Bab Agnaou pour le quartier inoubliable de la Casbah, au cœur de laquelle nous pouvons vous trouver un riad somptueux à louer , ou Bab Debbagh pour voir les tanneurs, ou encore Bab Aghmat par laquelle les troupes almohades d’Abd El Moumen s’emparent de la ville en 1147.
Le tarif des calèches utilisées à 3 ou 4 personnes se négocie autour de 100 Dhs l’heure.

Un tour des remparts en calèche idéal dure 4 heures, suppose quelques déplacements pedestres, et emprunte le circuit suivant :
Vous empruntez votre calèche dans la file de celles qui attendent à Bab Nkob, large trouée par laquelle l'avenue Mohamed V rejoint la Koutouba et la médina et prenez l'avenue El Yarmouk jusqu'à Bab Jdid, que laissez sur votre gauche
Vous longez la muraille qui vous sépare du parc de la Mamounia. Au rond point sur lequel vous arrivez 500 mètres plus loin, vous continuez à longer par la droite le cimetière musulman de Bab Ech Charia abritant le mausolée de l'un des 7 saints de Marrakech: Sidi Es Souhaili.( Voir histoire). Ce mausolée est interdit d'accès aux non musulmans - Le Maroc ne comportant que 4 lieux saint dont la visite est autorisée aux noan-musulans ( Voir page Islam). BabEch Charia, aujourd'hui murée, est construit à l'endroit ou les troupes Almohades d'Abd El Moumen percèrent les défenses almoravides en 1147 avant de massacrer tous les proches de l'ancienne famille règnante.
Vous arrivez à Bab Er Robb. Vous laissez votre calèche et gagnez à 30 mètres Bab Agnaou, qui constitue l'entrée du quartier de la Kasbah des Almohades

Bab Agnaou constitue l'un des sommets au plan architectural de la culture almohade du XIIème siècle, et donne accès aux Tombeaux Saadiens à 50 mètres. Vous reprenez votre calèche pour vous dirigez vers Bab Ksiba et entrez dans la vieille ville par Bab Ighli. Vous laissez à votre droite l'école normale, et traversez le Grand Mechouar, qui sépare en deux le Palais royal. A l'autre bout, à Bab El Makhze, continuez tout droit dans une rue assez large, mais populeuse, ou vous pourrez acquérir une bouteille d'eau auprès d'une des petite épicerie de la rue. 200 mètres devant vous, la Bab Rhmat. A sa sortie, vous prenez le rond point et tournez à gauche vers Bab Aghmat puis BabAïlen toujours en longeant les remparts.C'est à la hauteur de Bab Aïlen que se trouve la mosquée de Cadi Ayad Ben Moussa. C'est également par cette porte que les Almohhades tentèrent en vain de s'emparer de Marrakech en 1129. Plus loin, vous parvenez à l'un des deux portes qui desservent le quartier des tanneurs : Bab ed Debbagh et Bab Kechich. En vous rapprochant des bassins, vous aurez à l'esprit et au nez quelques uns des principaux éléments chimiques naturels utiles au tannage : urine de bovin, acide sulfuriquique, fiente de pigeon... Poursuivant votre périple, vous parviendrez à l'imposante Bab El Khemis, la porte du jeudi, gardée par deux imposants bastions. De là part la route de Fez, c'est également le point de passage pour qui voudrait se rendre à la Medersa Ben Youssef.

A partir de Bab El Khemis, votre calèche empruntera la route de la Palmeraie jusqu'à la gare routière de Bab Doukhala, édifiée au XIIème siècle par les Almoravides. De là, vous êtes à 400 mètres de Bab El Raha. L'étape suivante est Bab Nkob d'où vous êtes parti.

LE TOUR DES REMPARTS. Sur une dizaine de kilomètres, les remparts de Marrakech forment une imposante enceinte en pisé d'argile et de chaux. La muraille, haute de 8 à 10 m, est percée de dix portes monumentales de style hispano-mauresque dont certaines ont servi de modèle dans d'autres villes du Maroc. Elevée au début du XIIe siècle, l'enceinte fut élargie lors des agrandissements successifs de la médina, à la fin du XIIè siècle, puis au XVIIe siècle. Pour effectuer, de porte en porte, le tour des remparts, l'itinéraire commence PLACE DE LA LIBERTE, à l'ouest de la médina. Dans la partie nord de la muraille, s'élèvent les ruines de BAB EL-RAHA, dont il ne subsiste qu'une baie puis se dresse juste avant la gare routière, BAB DOUKALA. Cette porte, édifiée sous le règne des Almoravides, tire son nom d'un territoire qui s'étendait au nord de la ville où était autrefois établi le quartier des lépreux, de Marrakech. Le tour emprunte un instant la route de Fès, puis conduit à la pointe septentrionale des remparts.

BAB DOUKKALA. Elle ouvre au nord-ouest, sur la route du pays Doukkala, du nom du peuple aujourd'hui établi dans la plaine située dans l'arrière-pays d'El Jadida.
BAB EL-KHEMIS. Entourée de deux bastions massifs destinés à protéger le principal accès au nord-est de la médina, Bab el-Khemis (la porte du jeudi) anciennement appelée porte de Fès, ouvre sur l'esplanade où s'anime le jeudi un souk aux bestiaux. La légende locale raconte que les vantaux dont la porte est dotée auraient été rapportés d'Andalousie par un sultan.
BAB ED-DEBBAGH. Formée de cinq coudes pour défendre l'entrée est de la médina, Bab ed-Debbagh donne accès au quartier des tanneurs. Pour profiter de l'eau et de l'espace nécessaires à la préparation des peaux et entraîner les odeurs âcres de leurs ateliers hors de la ville, les tanneurs se sont installés depuis le XIIe siècle à l’extérieur de la médina, à proximité de l'oued Issil. C'est à l'intérieur de l'enceinte, de l'autre côté de la porte, que se sont établis les artisans du cuir. La maroquinerie de Marrakech est une tradition ancestrale de réputation internationale. L'origine de son nom provient du nom "Maroc", anciennement attribué à Marrakech, et qui désignera plus tard le pays tout entier. La vogue du maroquin date, en Europe, de la Renaissance. Le cuir était à l'origine surtout utilisé pour la reliure. Malgré l'implantation croissante des tanneries industrielles, on peut encore découvrir autour de Bab ed-Debbagh les méthodes traditionnelles de traitement des peaux et du travail des cuirs.
BAB AYLEN. C'est ici que les Almohades furent vaincus en 1129 alors qu'ils tentaient de s'emparer de Marrakech. La porte fut édifiée, trois ans plus tôt, en même temps que les premiers remparts par les Almoravides, sous le règne d'Ali Ben Youssef, pour empêcher les Almohades d'entrer dans la ville. Elle a conservé le nom d'une tribu berbère.

BAB AGHMAT. L'entrée est de la médina prit le nom d'une bourgade, autrefois capitale régionale de la VALLEE DE LOUKIKA. C'est par cette porte que les Almohades pénétrèrent dans la ville, en 1147, à la suite d'un siège, d'une famine et de la lassitude des mercenaires chrétiens découragés, auxquels Abd el-Moumen avait promis la vie sauve. En face de Bab Aghmat se dresse la ZAOUIA DE SIDI YOUSSEF BEN ALI, un saint, atteint de la lèpre, mort en 1196, et dont le tombeau continu à attirer bon nombre de fidèles. C'est l'un des sept saints patrons de Marrakech. Un pèlerinage sur les tombes des sept protecteurs de la ville fut institué par Moulay Ismaïl pour redorer le blason de Marrakech qui souffrait, sur le plan religieux, de la ronsardienne du pèlerinage des sept saints Regraga autour d'Essaouira. Cette manifestation annuelle eut beaucoup de succès, mais fut à partir du XVIIIe siècle vivement contestée par les musulmans orthodoxes. Ces derniers rappelaient que, de par les préceptes coraniques le croyant ne pouvait adresser de prières qu'à Dieu seul. Aujourd'hui, l'expression familière "aller aux sept hommes" est encore utilisée : elle signilie "aller à Marrakech".
BAB AHMAR. Derrière le plus grand cimetière de Marrakech, s’élève Bab Ahmar, la porte rouge, bâtie par les Alaouites au XVIIIe siècle. Exclusivement empruntée par les sultans pour se rendre dans leur palais, cette porte permet aujourd'hui - quand le roi ne séjourne pas à Marrakech - d'accéder à la place du Méchouar qui jouxte le DAR EI.-MAKHZEN. Le palais royal, construit par les Almohades au XIIe siècle, fut remodelé au XVIe siècle par les Saadiens, puis restauré au XVIIe siècle par les Alaouites. Le Méchouar (place d'armes) intérieur conduit au JARDIN DE LAGDAL et au GRAND MECHOUAR où, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et au XIXe siècle, des fêtes prestigieuses étaient organisées. Sur cette immense place d'armes, les meilleurs cavaliers participaient aux fantasias organisées à l'occasion des moussems (fêtes religieuses).
BAB ER-ROB. Depuis BAB IGHLI, située au fond du Grand Méchouar, le tour des remparts conduit à Bab Ksiba puis à Bab er-Rob (la porte du jus de raisin). Cette porte almohade revêtait un important rôle défensif puisqu'elle reliait la médina à la casbah (quartier fortifié). Yacoub el-Mansour avait interdit que le jus épaissi de raisin (sorte de vin cuit dont on raffolait à l'époque) soit introduit à Marrakech par une autre porte, de manière à en contrôler le trafic. C'est sur les vantaux de Bab er-Rob que le sultan mérinide Abou Thabit fit exposer, en 1308, six cents têtes de révoltés. Encore en partie murée, la porte abrite aujourd'hui un magasin de poteries. Au milieu du cimetière voisin s'élève Bab ech-Charia, la porte édifiée au Xlle siècle par les Almohades, puis dans l'axe de la longue avenue de la Ménara se dresse BAB EL-JEDID. C'est à quelques dizaines de mètres de cette porte que se trouve le fameux hôtel de La Mamounia.


Majorelle Marrakech
Les jardins de Marrakech
Le jardin de Majorelle, propriété acquise en 1922 par le peintre du même nom, est une oasis au coeur de la ville. Magnifique jardin aux essences rares et variées forment un mélange végétal tropical de rêve. Vous pourrez aussi vous promener dans les vergers et plantations d'oliviers des jardins d'Agdal, de la Menara, parés d'immenses bassins rafraîchissant l'atmosphère

 
Les souks
L'histoire à travers des monuments ...pourtant il en est un, traversé plusieurs fois pour se rendre d'un édifice à un autre. Lequel ? Les souks, bien sûr ! Car c'est un monument, un monument collectif fait de ruelles, d'impasses, de maisons, et de boutiques, un monument de vie avec tous ces marchands et la foule de chalands en quête de la chose ou de la denrée, objet de leur désir, où tout simplement pour le plaisir de flâner. Un monument presque aussi vieux que Marrakech, unissant le XIIe siècle à la fin du XXe. Véritable labyrinthe où l'on se plaît à fouiner parmi les centaines d'échoppes proposant le savoir-faire de l'art et de l'artisanat marocain : pièces en bois précieux, poteries, cuivre et métaux, tapis colorés, tissus, bijoux en argent, étoffes, cuir, épices, parfums,...

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